Rien !

septembre 1, 2008

Ca doit bien faire une demi-heure qu’il a essayé d’appeler. Mais il n’a pas réessayé… On attend. Enfin surtout moi, enfin je ne sais pas. Au secours !!! Appelle !!!

Un souci en moins : la rentrée du plus grand des enfants s’est bien passée.

Dans la Pluie fait des claquettes, Nougaro demande : “Allez pourquoi tu pleures?” et il répond : “Parce que je t’aime, salaud”.
Le téléphone sonne, enfin !! Voudra-t-il me parler ?! Mon coeur va exploser.
Ne pas s’effondrer devant les enfants. Analyser le ton de sa voix ! S’il me parle ! Ah, il veut me parler !

Bribes de nouvelles

septembre 1, 2008

Son père vient de me dire après l’avoir appelé, en pensant que j’étais au courant, qu’il a des petits problèmes ORL. C’est peut-être pour ça qu’il a retiré ses séances de sport sur son agenda. C’est bête mais je me dis que du coup il sera peut-être un peu moins disponible pour une aventure…
J’ai eu l’impression, hier, que sa mère savait que je n’avais aucune nouvelle de lui…

!! Il est en train de nous appeler, un avis de message vient de tomber tandis que le téléphone est occupé. Il n’a pas laissé de message. Il va sûrement rappeler. Mon fils a pris le téléphone près de lui. Ca épargnera à mon mari de me parler avant de me demander de parler aux enfants… Demandera-t-il à me parler après? Verdict dans pas longtemps, normalement. J’ai des palpitations, encore, la respiration à 10% tout le temps, le souffle coupé.

J’écoute par hasard Nougaro, Ile de Ré. Il parle du “mois le plus tendre, le mois de septembre”. Tu parles !

Palpitations

septembre 1, 2008

Je suis allée voir notre agenda partagé. Ca a accru mes palpitations. J’ai vu qu’il a encore plusieurs séances de sport prévues. Plusieurs occasions, selon moi, de faire des rencontres. Il a finalement pas mal de temps libre. Ca me mortifie.
Pas d’intervention sur le blog commun mais c’est normal, il est en rendez-vous.
Je me fane, je m’étiole, je me perds.
Je n’ai plus de force, j’ai des frissons partout.

Après tout, je ferais peut-être mieux de reprendre ce satané anti-dépresseur, ça n’aurait pas plus de mauvais effets.
J’ai écrit sur l’autre blog, privé : “si tu penses que ce n’est pas la peine, alors tant pis”. Et je crains que justement tu n’écrives : “je pense que ce n’est pas la peine”. Et que je doive vivre avec ça.

Il faut que j’arrête d’attendre sans cesse un signe de lui. Sinon je vais devenir folle.

A nous deux

septembre 1, 2008

Finalement, j’ai créé un autre blog pour nous deux. Je l’ai indiqué comme co-administrateur. Il a reçu un mail automatique d’invitation. Me voilà à présent suspendue à une nouvelle attente. J’ai toujours des palpitations, je suis fébrile, je suis triste. S’il ne répond pas, s’il n’écrit rien, s’il ne répond pas à ma sollicitation, je vais en crever.

Miroir déformant

septembre 1, 2008

Autant hier, j’ai réussi à me maintenir plus ou moins à flot, autant aujourd’hui, je me sens super oppressée. J’ai une boule au ventre, vaguement la tremblotte, une sorte de nausée.
Toujours rien, bien sûr, il a autre chose à faire ou bien il marine quelque chose qui va m’exploser à la figure. Ou bien aussi, peut-être, va-t-il revenir plein d’amour. j’ose écrire ça mais ce qui me vient juste après, c’est “Ahaha” ! Comment croire une chose pareille !
Si seulement il pouvait y avoir un dialogue entre nous en ce moment, si seulement je pouvais défendre ma cause, celle du couple que je veux, comme un avocat le ferait ! Là, il “réfléchit” de son côté, il arrivera à des conclusions seul, plongé, c’est le cas de le dire, dans tous ces éléments contraires à son idéal, seul derrière son miroir déformant. Nous en avons tous un mais celui-ci a tellement tendance à m’être défavorable ! Je le déteste. Quand on se parle, j’arrive à lui faire voir le beau côté des choses aussi, les moments où tout va bien, les moments de complicité, notre entente lorsqu’il n’y pas de nuages, ce que nous accomplissons dans ces conditions. J’arrive à lui faire admettre que cela ne compte pas pour du beurre.
“Mais pourquoi le reste?”, rétorque-t-il comme un enfant dirait “mais pourquoi la guerre?”. Parce que nous sommes ce que nous sommes, que nous ne sommes pas fait d’un bloc. Lui non plus.

Je voudrais, pendant son absence, écrire quelque chose de beau pour lui. Qui pourrait le toucher au coeur. Un peu comme quand il était parti un mois pour le boulot, il y a longtemps. Une espèce de chant d’amour. Peut-être que ça vaudrait mieux que de me morfondre ici, même si j’en ai besoin.
J’ai dit hier à ma mère que ça n’allait pas, sans dire pourquoi. Elle a eu l’air désolée. Je lui ai dit mais en même temps, je sais qu’elle a tellement d’autres soucis. J’ai souvent le sentiment de ne jamais passer en premier. Il faut dire aussi que je ne lui ai jamais dis grand chose. Je voudrais pourtant tellement être reconnue dans ma souffrance ! Elle a juste dit qu’elle pensait à moi, ça me suffit, en fait, car si je lui donne des détails, je ne vais pas aimer ce qu’elle va me dire. Alors je m’abstiens.

Nausée

août 31, 2008

J’ai envie de vomir. Je n’en peux plus d’attendre. Tout de suite, je l’imagine avec une autre. Ca me rend malade.

Je vois souvent des similitudes entre lui et son père. Il lui faut le beurre et l’argent du beurre, le plaisir mais pas les tracas quotidiens.Le meilleur mais pas le moins bon.

Il voit plus les défauts que les qualités, les mauvais moments que les bons. Il a tendance à voir tout ce qui le tient éloigné de son idéal et à en blâmer les autres, moi en première ligne. Je fais les frais de cette façon de penser.

Je me sens super mal, tout de suite. Je ne sais pas pourquoi mais l’idée qu’il est avec une autre persiste. Ce serait, je pense pouvoir le croire, la première fois. Mais cette situation, en ce moment entre lui et moi, c’est la première fois aussi. Il se peut qu’il se sente disponible, qu’il pense “pourquoi pas, après tout”. Je me dis qu’il va se dire qu’une aventure, c’est tout le bon et peu de mauvais, pas comme avec moi. Qu’il va trouver qu’avec une autre, ça peut être aussi bien voire mieux. Alors que je devrais me dire que lui et moi, on a trouvé la partition intime de l’autre. C’est vrai mais pas tout à fait vrai. Il aimerait que je prenne plus d’initiatives.

Avant de commencer à bosser, il a passé deux jours à faire du sport là où il est. Sans ce qu’il a laissé ici, n’importe qui le croit libre. Lui aussi, probablement.

Je me monte peut-être la tête, de mon côté, mais cette incertitude, ce silence, l’impression d’être rayée de la carte me rendent folle. Je me perds en conjectures : si… et si… alors… Bullshit. Je m’ennuie comme un rat mort, je crève d’attendre. Je n’arrive pas à travailler. Je repousse sans cesse. Je vais finir par le payer.

Comme je vais payer tous les défauts qui l’ont éloigné de moi. les miens et les siens. J’ai commencé à penser ça quand je prenais des antidépresseurs : j’ai eu une fois l’impression que j’en prenais pour deux. Je lui ai dit et cela ne lui a pas plu. Sincèrement, j’ai vraiment l’impression d’être celle qui souffre le plus dans cette histoire. Je suis réellement dans la dépression, et depuis longtemps. Je me débats au milieu des psychiatres, psychothérapeutes de tous poils, lectures en tout genre.

Pourquoi, je reste, alors??? Parce que je l’aime comme une folle, je l’estime, j’ai de l’admiration pour lui, sûrement c’est un tort, j’aime ce que nous avons construit ensemble.

Pendant longtemps, j’ai pris tous ses reproches comme argent comptant. Je me suis morfondue dans le sentiment de ma nullité et de mon incapacité à faire de notre couple quelquechose de beau. Ses reproches me laminaient, à tort, peut-être. Pendant longtemps je n’ai pas vu l’autre côté de la relation. Je n’ai pas vu son miroir déformant, fruit de ses défauts à lui.

Il y a quelques mois, j’ai commencé à en prendre conscience. La structure de notre relation s’en est peut-être trouvée modifiée. J’ai commencé à me dire que certains de ses reproches étaient injustes. Par exemple, il est contrarié par un truc de boulot, du coup il rentre dans sa caverne, il commence à m’ignorer. Je déteste ça. Je trouve que je ne devrais pas faire les frais de ses “soucis” de boulot. J’essaie de laisser passer mais comme ça passe lentement, généralement, je finis par protester d’une façon indirecte. Peu à peu, il me trouve agaçante, me le reproche indirectement en étant désagréable. J’ai parfois l’impression de devenir l’alibi de sa mauvaise humeur. Il reconnaît très rarement que c’est le boulot qui lui tape sur le système. Comme en ce moment par exemple, changement de boulot et travaux sur un projet commun (dont, en outre, je trouve qu’il m’exclut). J’ai parfois l’impression, en gros, que s’il a quelquechose qui ne tourne pas rond, il trouve la raison en moi ! Comme si j’étais une réserve de raisons de mécontentement, comme s’il n’y avait qu’à se servir en piochant en moi! Et je proteste d’autant plus. Et il n’aime pas. Le beurre et l’argent du beurre, la femme et le punching-ball psychologique, avec le sourire de la crémière, bien sûr. Il voudrait que je reste aimable quand il m’ignore ou quand il revient vers moi.
Il ne comprend pas mon amertume. Je suis pleine d’amertume. J’ai perdu ma joie de vivre. Déjà que je n’ai pas tous les outils en main, il ne me reste plus grand chose.

Chose positive, donc, j’ai réussi à prendre conscience d’une certaine injustice. Et aussi, en mai dernier, je crois, une révolution s’est opérée en moi. J’ai fini par me dire que si cela continuait, c’était moi qui allait le quitter. Une vraie révolution pour une fille qui a si peur d’être abandonnée, qui craint qu’il parte depuis toujours! Ca a été une période horrible. Je sors de ces crises toujours plus épuisée psychologiquement, plus diminuée aussi.

23h55, toujours le silence radio. Normal avec le décalage horaire. L’idée que je puisse être vivante, consciente sur terre pendant qu’il serait avec une autre, dans son hôtel avec vue sur la plage, m’est totalement insupportable.

Je clique toujours pour relever mon mail toutes les minutes et demi. Et en même temps, je vois d’ici le mail de trois kilomètres qui tombe et m’entraîne direct au fond du gouffre sans que je puisse me défendre, “nous” défendre… Le truc dont je mets des heures voire des jours à me relever.

Histoire de s’achever :

Miettes

août 31, 2008

Finalement, j’obtiens une micro-information, par des voies détournées. Il a appelé les enfants, qui ne rentrent que demain matin. Il leur a dit qu’il téléphonerait demain soir pour avoir des nouvelles de la rentrée (du plus grand). Donc demain, il va appeler.
Mon coeur entre en ébullition. Comment prendre le téléphone, quel ton adopter. Tout sauf feindre ou affecter. Ca fait deux jours entiers que je suis sans nouvelles. En soi, ça ne fait pas longtemps, et cela lui arrive de ne pas appeler pendant deux jours quand il est en déplacement. Mais là, je vis tellement dans l’attente de ce qu’il va me dire !! Chaque heure est de trop.
Il appellera donc demain soir, à un moment où je ne serai pas seule, où je ne pourrai pas lui répondre sincèrement.
Et il rentrera dimanche, je ne sais pas quand, d’ailleurs. Il rentrera, offrira des petits cadeaux aux enfants, les prendra dans ses bras, dira à quel point c’était beau et chouette et qu’ils adoreraient et qu’il aimerait bien y aller “ensemble”. Je sera “à côté”, m’efforçant de sourire. Et le soir quand on sera seuls, il me dira. Et le monde s’effondrera.
Je ne suis pas sûre de le supporter nerveusement. Ni l’instant ni les faits ni la vie sans lui.
Bien sûr, d’autres l’ont fait avant moi. Mais je ne crois pas avoir le bagage nécessaire pour accepter cette réalité, si elle devient réalité. Je n’ai pas les armes, je n’ai pas la force, je n’ai pas le courage.

Il y a des gens

août 31, 2008

qui s’aiment sans se prendre la tête. Qui peuvent s’embrasser après 10 ans de mariage. Qui se promènent main dans la main sans se poser de question. Qui savent re-la-ti-vi-ser.
Une chanson me parle à ce sujet : “The way that young lovers do”, de Van Morisson. Je n’ai pas trouvé d’enregistrement de Van Morrison mais celle-ci, de Jeff Buckley, est déchirante (à condition de connaître la version originale).

Nous, on ne sait pas. Ca me remplit de regrets.

Comment tout cela va-t-il finir?

18h53 et toujours pas de nouvelles.

C’est normal, docteur?

août 31, 2008

De cliquer 350 fois par jour sur “relever le courrier” de son agent de mail? Et de regarder son écran de portable autant de fois? Impossible de faire quoi que ce soit de suivi, de bosser, en somme. Entre deux coups d’oeil, je lance des machines, j’étends du linge, je plie du linge. Et je reclique.

A 16h35…

août 31, 2008

toujours rien.