TROP-CONNE !!
décembre 4, 2010
La coupe est pleine, elle est même cassée par le pavé qui est tombé dedans hier soir. Le répit aura été de très courte durée : 4 novembre-3 décembre. Voilà qui est court ! J’ai craqué au bout de deux jours de dégradation, cette fois, c’est bon signe quant à ma guérison. Je ne suis plus prête à souffrir pour des prunes. Ma petite voix intérieur n’a qu’une phrase qu’elle me passe en boucle : « mais qu’est-ce que tu es CONNE !! ». Le 4 novembre, après des semaines à supporter, à sa demande, un statu quo insupportable, j’ai cru pouvoir de nouveau y croire. Ce qu’il a manifesté ce soir-là m’a convaincue. Non pas à 50% ni 100% mais à 300%. Donc je pouvais revenir près de lui. Quatre semaines plus tard, la chute est encore plus dure.
Ses yeux qui passent sur moi et se détournent aussitôt pour ne pas voir… ci ou ça, ses yeux qui « accrochent », sinon, tout ce qui lui déplait je les sens qui irritent un bourrelet, mon ventre, mon menton… qu’ils ont analysé négativement. Les mots négatifs sur mes cheveux, mes mains, l’expression de mon visage, ma respiration et mon ventre hier soir… Et moi, comme une CONNE, qui me faisait « belle » !! Manifestement, c’est un leurre. Comme je me leurre !! COMME JE SUIS CONNE !! Et mes petits câlins du matin, mes douceurs, petits baisers, petites caresses, reniflage enchanté du parfum : il ne s’en rend pas compte. Il l’a admis ! Il faudrait que je m’immole par le feu pour qu’il remarque mes attentions pour lui??? Que je découpe mon gras à la tronçonneuse? Au couteau électrique ??? Que faudrait-il que je fasse, à présent, bon sang, pour qu’il me reconnaisse ?!
Cet homme ne sait pas vivre ! Je lui ai dit hier soir : « tu passes à côté de ta vie ! ». Il ne voit ni ne sent ce qui pourrait lui faire du bien, il ne collectionne que ce qui le heurte, le froisse, le gratte…
Je voudrais n’avoir plus besoin qu’il me reconnaisse une place, je voudrais me libérer en n’ayant plus de sentiments pour lui. Ce serait moins difficile. Au lieu de cela, c’est moi qui doit l’écarter pour m’éviter de souffrir. Alors que c’est LUI, le mécontent, le déçu, qui devrait, s’il était honnête, s’écarter de lui-même. C’est moi qui doit porter le chapeau de cela alors que c’est lui, et non moi, qui le désire au fond.
Heureusement qu’il part pour plusieurs jours. Quel répit ! Je lui ai demandé de ne pas revenir. Il me dénie ce droit. Je voudrais qu’il prenne le large pour faire le point sur sa vie -et arrêter de parasiter la mienne jusqu’au trognon. Ca va être dur, tout ça. L’armoire, les étagères à CD ou le placard de la salle de bains qui vont se vider. Les vacances de Noël qui vont tomber à l’eau. Les deux vélos qui vont manquer dans le garage. Le billet de train pour la Chartreuse qui ne servira à personne. La Chartreuse qui ne nous verra plus à quatre, celui -celle, devrais-je dire- qui devra y renoncer (je vois mal comment il pourrait y renoncer). Et les « cadavres » encore chauds : albums photo du voyage au Japon, coupures de catalogues immobilier, projets gelés.
Il ne « SAIT PAS » qu’elle place il me donne à côté de lui. Il ne « SAIT PAS », nom de Dieu de bon Dieu !!! Il faut lui arracher les vers du nez à la foreuse polaire -ce qui réduit au final la portée de ses propos- pour arriver à lui faire dire qu’il voudrait que je l’accompagne dans les mauvais moments qu’il traverse plutôt que je fasse le gros dos, ce que manifestement je sui devenue incapable de faire. Mais un truc cloche : comment accompagner quelqu’un lorsque cette personne vous rejette?
La bague. Je l’avais mise hier. Mauvais présage? Porte-t-elle finalement malheur? Elle a tourné toute la journée et sans arrêt, alors que je tapais sur le clavier, je l’ai remise d’aplomb. Symbole?
Ce que je regrette le plus, au fond, c’est de faire vivre cela à mes enfants. Ce que je craignais tant de vivre quand moi-même j’étais enfant. Je trouve aussi dommage de nous retrouver dans le schéma classique des couples qui se sont trompés. Je pensais, je croyais, comme une conne, qu’on n’était pas de ceux-là…