Lourdeur

octobre 15, 2009

Comme cette journée passe lentement ! J’ai la tête comme une citrouille d’avoir tant pleuré cette nuit. Mes yeux sont énormes et me pèsent. Je clique trente fois par heure pour vérifier si j’ai un mail de lui ou un commentaire sur l’autre blog. Je cligne des yeux mille fois par heure. J’essaie d’écrire ce putain d’article hyper urgent sur un sujet hyper délicat et pour lequel j’ai amassé bien trop d’infos si difficiles, maintenant, à organiser et mettre en forme. D’autant que la forme, je ne l’ai pas du tout.

J’ai vraiment envie de mourir. J’ai parfois un flash de conscience qui me dit que mes enfants devront vivre toujours avec ce fardeau que je leur aurait légué. En même temps, une mère qui va mal toute sa vie, c’est un cadeau? Au moins, elle est là pour recevoir leurs reproches, une fois qu’ils prennent conscience d’à quel point on a été mauvaise et toxique pour eux.

mourir

octobre 15, 2009

Comme j’ai envie de mourir ! Qu’est-ce qui me retiens? Ne suis-je pas allée assez loin dans le chagrin et la souffrance morale?

Je suis tombée il y a une heure sur le commentaire qu’il a laissé à la suite d’un post que j’ai écrit lundi ou mardi sur “notre” blog. Il m’a anéantie. Je suis anéantie. Je ne sens que la flamme qui me consume l’intérieur, la poitrine. Ca brûle et j’ai mal.

Il m’aime d’un pauvre amour.  D’un amour de passante qui est cependant différent car nous vivons ensemble, avons vécu ensemble, de bons moments parfois,  et que nous avons des enfants. Il envisage cependant “une forme de divorce” ou un nouveau “contrat moral”. Il dit que si je le quittais, il ne serait pas en miettes, que ça le griserait, même, deux ou trois semaines. Il est froid et franc.

Je ne comprends pas comment c’est possible qu’il ne m’aime pas comme je l’aime. Avec force, avec violence. il dit que la gentillesse au quotidien c’est important pour lui alors que pour moi ça n’a pas de sens s’il n’y a pas l’amour et il a raison sur ce dernier point.  il se contenterait d’un quotidien avec une gentille fille, même sans amour? est-ce cela qu’il veut dire?

Je ne sais pas si je vais savoir me remettre de ce qu’il m’a écrit.

J’ai terriblement envie de mourir. je ne vois pas l’intérêt de vivre. Ni la vie que je vis, ni celle que j’ai vécu et encore moins celle que j’entrevois.  je ne le quitterai pas, ne supporterais pas qu’il me quitte et je ne supporterai pas d’avoir vécu une vie que je ne voulais pas vivre. Autant y mettre un terme dès maintenant. la semaine prochaine à paris, par exemple. les enfants ne me découvriraient pas morte à leur réveil sans personne à appeler au secours.

L’autre soir, quand nous “parlions” sur le canapé, j’étais hypnotisée par l’escalier qui monte à l’étage et je m’y voyais pendue. C’était horrible mais comme j’aimerais ne plus être là!!

En mourant, on fait souffrir les gens sur le moment et peut-être pour longtemps mais on ne peut pas en ressentir le regret. C’est prodigieusement égoïste mais vrai. Je veux mourir. C’est peut-être un désespoir de petite fille gâtée mais ma souffrance, celle qui me déchire la poitrine, là, maintenant, n’est-elle pas réelle?

Je n’ai fait que de mauvais choix. En premier lieu celui de vivre.

Heureusement que j’ai ce blog, ça me permet de dire sans le dire à personne. Sans mettre la pression sur personne et en premier lieu sur lui. je me retiens de lui dire ces choses, c’est très difficile afin de ne pas entrer dans quelque chose qui pourrait ressembler à du chantage. Je me retiens. Je me retiens d’arrêter d’exister. Pour combien de temps?

Fin du régime

octobre 13, 2009

J’ai tout repris, évidemment. Et même un peu plus. et ce n’est pas le climat ambiant qui va m’aider à perdre. Je rêve souvent que je perds l’envie de manger, que je deviens toute mince. Un rêve? Perdrai-je un jour le gouffre à combler qui “m’oblige” à manger pour le remplir? J’y crois même plus, là.

Mais je vois  un diététicien de bonne formation. Il me laisse manger ce que je veux. Je dois juste limiter les quantités et essayer de déguster. Je vais “reprendre contact avec mes sensations alimentaires”. Avec mon corps. Au moins je reprendrai contact, à défaut d’avoir des satisfactions.

GROSSE GROSSE GROSSE FATIGUE

Je me hais.
Comme je comprends les gens qui se suicident. C’est pas beau à écrire mais impossible à dire alors comme cela ne sera pas lu…
Je comprends le vertige qui peut prendre les gens devant la vacuité de leur vie, devant le gâchis, devant la vanité de leur vie. Comme je l’ai devant la mienne. Déjà quinze ans à craindre qu’il me quitte. Quinze ans gâchés. Quinze ans à rafistoler mon cœur avec des bouts de ficelle, à me ronger de l’intérieur tout en sauvant les apparences, à mourir à petit feu de l’intérieur. mes cendres vont bientôt se disperser autour de ce qui a été moi. la peine des autres m’est égal, à présent, et ce n’est pas très bon signe.
Je tiens encore un peu mais putain, qu’est-ce-que je fatigue !