Tomber la neige
septembre 16, 2009
Grosse fatigue de vivre. Une claque dans la gueule il y a deux jours : il compte sur moi pour prendre en charge la marche de la maison car je rapporte moins d’argent que lui. Une claque, je dis. Je ne le pensais pas aussi basiquement macho. Paraît-il que je devrais m’estimer heureuse qu’il ne se colle pas dans le canapé avec un journal en rentrant du boulot ! Je REVE ?!
Le fait est que je ne manie pas la rhétorique avec autant de talent que lui et que son horreur à reconnaître ses torts lui fait jouer de mauvaise foi avec un brio exceptionnel.
Autant je suis d’accord (ai-je le choix?) pour tout prendre en charge quand il n’est pas là, autant je ne suis pas d’accord pour faire de même quand il est là. Et puis pas question non plus de ne lui laisser que les choses qu’il aime faire. Le malheur vient du fait que nos goûts et dégoûts ne se complètent pas forcément. Que fait-on on est deux à ne pas aimer faire une chose? C’est forcément moi qui m’y colle, semble-t-il, sous prétexte que c’est toi le mâle dominant qui chasse pour la famille?
Pas d’accord.
Je me suis fendillée de partout ce matin quand tu es parti sans répondre à ma question. Je me suis cassée en mille morceaux que je vois tournoyer autour de moi comme de la neige avant de former un petit tas blanc. J’en ai tellement marrre…