C’est la rentrée

septembre 2, 2008

Les choses se tassent. Je suis beaucoup moins stressée et déprimée. C’est effarant comme je suis dépendante de lui. J’ai besoin d’être en sécurité avec lui. Ça doit être chiant pour lui mais je ne sais pas comment faire. Et puis je ne pense pas que ce soit être très exigeante que de trouver plus agréable de ne pas avoir tout le temps l’impression que le monde peut s’écrouler à chaque instant, qu’il peut me plaquer n’importe quand sans que je le voie venir… Bon, cette fois, je le voyais venir mais je ne comprenais vraiment pas ce qui avait pu provoquer chez lui ce changement d’état d’esprit. J’avais l’impression que tout allait plutôt bien…
Ça me semble finalement assez normal d’attendre de celui avec lequel on vit qu’il croie en l’histoire qu’on partage, qu’il croie en nous… J’ai l’impression que c’est ce que tout le monde fait, en gros, nos amis, par exemple. Ils vivent ensemble dans l’idée, au moins pour l’instant, que c’est pour toujours. Lui m’a dit, un jour très important, qu’il ne pouvait pas s’engager pour toute la vie, qu’on ne savait pas de quoi elle serait faite. C’était il y a 11 ans et j’y pense toujours. C’était LA chose à ne pas me dire, même si je ne suis pas dupe, je vois bien que les couples se font et se défont. Là où une fille “normale” aurait été juste un peu chiffonnée, temporairement, moi, je me suis sentie immédiatement placée sur une corde raide, une épée au-dessus de la tête en prime. Equilibriste en danger permanent, je marche sur cette corde depuis plus de 10 ans. Je me suis usée, à force, j’ai perdu une partie de ma joie de vivre.
Il n’a pas posté sur le blog, il a juste laissé deux commentaires… un début. L’idée lui semble bonne… Mais il n’est pas trop d’humeur à écrire à cause de son ennui de santé. Donc j’attends encore. Mais il a téléphoné tout à l’heure, on a parlé de la rentrée des enfants. Le reste du terrain est encore trop sensible.

ENFIN !!!

septembre 1, 2008

Enfin !!! Enfin on a pu se parler ! J’en suis complètement retournée !
Une seule chose à retenir : il s’excuse pour les dernières semaines !!! Gloria, Gloria ! Il s’excuse et il dit qu’on va “tous” passer une bonne rentrée et qu’on va faire en sorte que ça ne se reproduise plus ! je m’enthousiasme mais il avait plus l’air de faire amende honorable que de prévoir une rupture pour que “ça ne se reproduise plus”…
Il a dit qu’il m’embrassait !
J’ai fondu en larmes et les enfants se sont un peu inquiétés, et lui aussi. Il a dit que je pouvais l’appeler quand je voulais !
Je vais pouvoir revivre un peu !!
Je lui ai parlé du blog à quatre mains, il va aller voir. Je vais guetter.

Rien !

septembre 1, 2008

Ca doit bien faire une demi-heure qu’il a essayé d’appeler. Mais il n’a pas réessayé… On attend. Enfin surtout moi, enfin je ne sais pas. Au secours !!! Appelle !!!

Un souci en moins : la rentrée du plus grand des enfants s’est bien passée.

Dans la Pluie fait des claquettes, Nougaro demande : “Allez pourquoi tu pleures?” et il répond : “Parce que je t’aime, salaud”.
Le téléphone sonne, enfin !! Voudra-t-il me parler ?! Mon coeur va exploser.
Ne pas s’effondrer devant les enfants. Analyser le ton de sa voix ! S’il me parle ! Ah, il veut me parler !

Bribes de nouvelles

septembre 1, 2008

Son père vient de me dire après l’avoir appelé, en pensant que j’étais au courant, qu’il a des petits problèmes ORL. C’est peut-être pour ça qu’il a retiré ses séances de sport sur son agenda. C’est bête mais je me dis que du coup il sera peut-être un peu moins disponible pour une aventure…
J’ai eu l’impression, hier, que sa mère savait que je n’avais aucune nouvelle de lui…

!! Il est en train de nous appeler, un avis de message vient de tomber tandis que le téléphone est occupé. Il n’a pas laissé de message. Il va sûrement rappeler. Mon fils a pris le téléphone près de lui. Ca épargnera à mon mari de me parler avant de me demander de parler aux enfants… Demandera-t-il à me parler après? Verdict dans pas longtemps, normalement. J’ai des palpitations, encore, la respiration à 10% tout le temps, le souffle coupé.

J’écoute par hasard Nougaro, Ile de Ré. Il parle du “mois le plus tendre, le mois de septembre”. Tu parles !

Palpitations

septembre 1, 2008

Je suis allée voir notre agenda partagé. Ca a accru mes palpitations. J’ai vu qu’il a encore plusieurs séances de sport prévues. Plusieurs occasions, selon moi, de faire des rencontres. Il a finalement pas mal de temps libre. Ca me mortifie.
Pas d’intervention sur le blog commun mais c’est normal, il est en rendez-vous.
Je me fane, je m’étiole, je me perds.
Je n’ai plus de force, j’ai des frissons partout.

Après tout, je ferais peut-être mieux de reprendre ce satané anti-dépresseur, ça n’aurait pas plus de mauvais effets.
J’ai écrit sur l’autre blog, privé : “si tu penses que ce n’est pas la peine, alors tant pis”. Et je crains que justement tu n’écrives : “je pense que ce n’est pas la peine”. Et que je doive vivre avec ça.

Il faut que j’arrête d’attendre sans cesse un signe de lui. Sinon je vais devenir folle.

A nous deux

septembre 1, 2008

Finalement, j’ai créé un autre blog pour nous deux. Je l’ai indiqué comme co-administrateur. Il a reçu un mail automatique d’invitation. Me voilà à présent suspendue à une nouvelle attente. J’ai toujours des palpitations, je suis fébrile, je suis triste. S’il ne répond pas, s’il n’écrit rien, s’il ne répond pas à ma sollicitation, je vais en crever.

Miroir déformant

septembre 1, 2008

Autant hier, j’ai réussi à me maintenir plus ou moins à flot, autant aujourd’hui, je me sens super oppressée. J’ai une boule au ventre, vaguement la tremblotte, une sorte de nausée.
Toujours rien, bien sûr, il a autre chose à faire ou bien il marine quelque chose qui va m’exploser à la figure. Ou bien aussi, peut-être, va-t-il revenir plein d’amour. j’ose écrire ça mais ce qui me vient juste après, c’est “Ahaha” ! Comment croire une chose pareille !
Si seulement il pouvait y avoir un dialogue entre nous en ce moment, si seulement je pouvais défendre ma cause, celle du couple que je veux, comme un avocat le ferait ! Là, il “réfléchit” de son côté, il arrivera à des conclusions seul, plongé, c’est le cas de le dire, dans tous ces éléments contraires à son idéal, seul derrière son miroir déformant. Nous en avons tous un mais celui-ci a tellement tendance à m’être défavorable ! Je le déteste. Quand on se parle, j’arrive à lui faire voir le beau côté des choses aussi, les moments où tout va bien, les moments de complicité, notre entente lorsqu’il n’y pas de nuages, ce que nous accomplissons dans ces conditions. J’arrive à lui faire admettre que cela ne compte pas pour du beurre.
“Mais pourquoi le reste?”, rétorque-t-il comme un enfant dirait “mais pourquoi la guerre?”. Parce que nous sommes ce que nous sommes, que nous ne sommes pas fait d’un bloc. Lui non plus.

Je voudrais, pendant son absence, écrire quelque chose de beau pour lui. Qui pourrait le toucher au coeur. Un peu comme quand il était parti un mois pour le boulot, il y a longtemps. Une espèce de chant d’amour. Peut-être que ça vaudrait mieux que de me morfondre ici, même si j’en ai besoin.
J’ai dit hier à ma mère que ça n’allait pas, sans dire pourquoi. Elle a eu l’air désolée. Je lui ai dit mais en même temps, je sais qu’elle a tellement d’autres soucis. J’ai souvent le sentiment de ne jamais passer en premier. Il faut dire aussi que je ne lui ai jamais dis grand chose. Je voudrais pourtant tellement être reconnue dans ma souffrance ! Elle a juste dit qu’elle pensait à moi, ça me suffit, en fait, car si je lui donne des détails, je ne vais pas aimer ce qu’elle va me dire. Alors je m’abstiens.