AD

novembre 12, 2009

Je me sens super mal. Ça fait deux moi que ça dure. Je ne suis plus sûre d’être totalement lucide : je me suis perdue.

Me retrouver en présence de E. est à chaque fois une souffrance. La preuve de ce qui est perdu. Il est si loin de moi, si déconnecté, désormais. Je ne sais pas si nous réussirons, pauvres blessés, à nous remettre de cette crise-là. Il aurait peut-être besoin que je l’encourage par mon attitude mais ça m’est totalement impossible : c’est comme si je craignais, si je le « touchais », de me brûler violemment. J’ai peur, si moi je me reconnecte avec lui, d’être encore déçue, d’être rejetée, écartée. Ca me serait insupportable, une souffrance supplémentaire que je ne pourrai absorber sans dommages. Je sens en moi que l’équilibre est plus que fragile. J’ai l’impression d’un missile qui approche au ralenti vers moi. J’ai peur, bientôt, d’exploser.

Le diététicien, l’autre jour, tandis que j’étais allée lui dire que je ne pouvais plus, en ce moment, m’occuper de ma façon de bouffer et de mon poids tant le tourbillon d’émotions m’engloutit, m’a fortement enjointe à aller voir illico mon médecin pour qu’il revoie mon traitement et me mette en arrêt maladie. J’ai doublé ma dose mais ne suis pas allée voir le doc. Je n’ai pas réussi à le joindre. Par le secrétariat, j’ai obtenu un rendez-vous le 24 novembre… Et ma psy qui n’est pas là, la séance d’avant, je l’ai ratée pour cause de grippe A du fiston et la suivante a été annulée car elle-même est en thérapie… Je me sens comme un cosmonaute largué dans l’espace, en apesanteur, relié seulement par un petit câble qui s’effiloche, à la base. This is ground control to major tom…

 

Lourdeur

octobre 15, 2009

Comme cette journée passe lentement ! J’ai la tête comme une citrouille d’avoir tant pleuré cette nuit. Mes yeux sont énormes et me pèsent. Je clique trente fois par heure pour vérifier si j’ai un mail de lui ou un commentaire sur l’autre blog. Je cligne des yeux mille fois par heure. J’essaie d’écrire ce putain d’article hyper urgent sur un sujet hyper délicat et pour lequel j’ai amassé bien trop d’infos si difficiles, maintenant, à organiser et mettre en forme. D’autant que la forme, je ne l’ai pas du tout.

J’ai vraiment envie de mourir. J’ai parfois un flash de conscience qui me dit que mes enfants devront vivre toujours avec ce fardeau que je leur aurait légué. En même temps, une mère qui va mal toute sa vie, c’est un cadeau? Au moins, elle est là pour recevoir leurs reproches, une fois qu’ils prennent conscience d’à quel point on a été mauvaise et toxique pour eux.

mourir

octobre 15, 2009

Comme j’ai envie de mourir ! Qu’est-ce qui me retiens? Ne suis-je pas allée assez loin dans le chagrin et la souffrance morale?

Je suis tombée il y a une heure sur le commentaire qu’il a laissé à la suite d’un post que j’ai écrit lundi ou mardi sur « notre » blog. Il m’a anéantie. Je suis anéantie. Je ne sens que la flamme qui me consume l’intérieur, la poitrine. Ca brûle et j’ai mal.

Il m’aime d’un pauvre amour.  D’un amour de passante qui est cependant différent car nous vivons ensemble, avons vécu ensemble, de bons moments parfois,  et que nous avons des enfants. Il envisage cependant « une forme de divorce » ou un nouveau « contrat moral ». Il dit que si je le quittais, il ne serait pas en miettes, que ça le griserait, même, deux ou trois semaines. Il est froid et franc.

Je ne comprends pas comment c’est possible qu’il ne m’aime pas comme je l’aime. Avec force, avec violence. il dit que la gentillesse au quotidien c’est important pour lui alors que pour moi ça n’a pas de sens s’il n’y a pas l’amour et il a raison sur ce dernier point.  il se contenterait d’un quotidien avec une gentille fille, même sans amour? est-ce cela qu’il veut dire?

Je ne sais pas si je vais savoir me remettre de ce qu’il m’a écrit.

J’ai terriblement envie de mourir. je ne vois pas l’intérêt de vivre. Ni la vie que je vis, ni celle que j’ai vécu et encore moins celle que j’entrevois.  je ne le quitterai pas, ne supporterais pas qu’il me quitte et je ne supporterai pas d’avoir vécu une vie que je ne voulais pas vivre. Autant y mettre un terme dès maintenant. la semaine prochaine à paris, par exemple. les enfants ne me découvriraient pas morte à leur réveil sans personne à appeler au secours.

L’autre soir, quand nous « parlions » sur le canapé, j’étais hypnotisée par l’escalier qui monte à l’étage et je m’y voyais pendue. C’était horrible mais comme j’aimerais ne plus être là!!

En mourant, on fait souffrir les gens sur le moment et peut-être pour longtemps mais on ne peut pas en ressentir le regret. C’est prodigieusement égoïste mais vrai. Je veux mourir. C’est peut-être un désespoir de petite fille gâtée mais ma souffrance, celle qui me déchire la poitrine, là, maintenant, n’est-elle pas réelle?

Je n’ai fait que de mauvais choix. En premier lieu celui de vivre.

Heureusement que j’ai ce blog, ça me permet de dire sans le dire à personne. Sans mettre la pression sur personne et en premier lieu sur lui. je me retiens de lui dire ces choses, c’est très difficile afin de ne pas entrer dans quelque chose qui pourrait ressembler à du chantage. Je me retiens. Je me retiens d’arrêter d’exister. Pour combien de temps?

Fin du régime

octobre 13, 2009

J’ai tout repris, évidemment. Et même un peu plus. et ce n’est pas le climat ambiant qui va m’aider à perdre. Je rêve souvent que je perds l’envie de manger, que je deviens toute mince. Un rêve? Perdrai-je un jour le gouffre à combler qui « m’oblige » à manger pour le remplir? J’y crois même plus, là.

Mais je vois  un diététicien de bonne formation. Il me laisse manger ce que je veux. Je dois juste limiter les quantités et essayer de déguster. Je vais « reprendre contact avec mes sensations alimentaires ». Avec mon corps. Au moins je reprendrai contact, à défaut d’avoir des satisfactions.

GROSSE GROSSE GROSSE FATIGUE

Je me hais.
Comme je comprends les gens qui se suicident. C’est pas beau à écrire mais impossible à dire alors comme cela ne sera pas lu…
Je comprends le vertige qui peut prendre les gens devant la vacuité de leur vie, devant le gâchis, devant la vanité de leur vie. Comme je l’ai devant la mienne. Déjà quinze ans à craindre qu’il me quitte. Quinze ans gâchés. Quinze ans à rafistoler mon cœur avec des bouts de ficelle, à me ronger de l’intérieur tout en sauvant les apparences, à mourir à petit feu de l’intérieur. mes cendres vont bientôt se disperser autour de ce qui a été moi. la peine des autres m’est égal, à présent, et ce n’est pas très bon signe.
Je tiens encore un peu mais putain, qu’est-ce-que je fatigue !

Tomber la neige

septembre 16, 2009

Grosse fatigue de vivre. Une claque dans la gueule il y a deux jours : il compte sur moi pour prendre en charge la marche de la maison car je rapporte moins d’argent que lui. Une claque, je dis. Je ne le pensais pas aussi basiquement macho. Paraît-il que je devrais m’estimer heureuse qu’il ne se colle pas dans le canapé avec un journal en rentrant du boulot ! Je REVE ?!

Le fait est que je ne manie pas la rhétorique avec autant de talent que lui et que son horreur à reconnaître ses torts lui fait jouer de mauvaise foi avec un brio exceptionnel.

Autant je suis d’accord (ai-je le choix?) pour tout prendre en charge quand il n’est pas là, autant je ne suis pas d’accord pour faire de même quand il est là. Et puis pas question non plus de ne lui laisser que les choses qu’il aime faire. Le malheur vient du fait que nos goûts et dégoûts ne se complètent pas forcément. Que fait-on on est deux à ne pas aimer faire une chose? C’est forcément moi qui m’y colle, semble-t-il, sous prétexte que c’est toi le mâle dominant qui chasse pour la famille?

Pas d’accord.

Je me suis fendillée de partout ce matin quand tu es parti sans répondre à ma question. Je me suis cassée en mille morceaux que je vois tournoyer autour de moi comme de la neige avant de former un petit tas blanc. J’en ai tellement marrre…

Ma perte de poids s’est beaucoup ralentie. Vacances en Chartreuse avec difficultés d’approvisionnement et envie de se faire plaisir, de se récompenser des efforts accomplis… J’en suis à 71.9. Important, les 100g en moins que 72. Je ne me leurre pas : devant mon armoire le matin, il y a toujours tout un lot de fringues pas encore à ma taille… Mais il paraît que j’ai « une bonne forme », comme ça, alors c’est difficile de tenir, d’insister.

Le livre de Zermati m’encourage et me décourage à la fois. Il me fait approfondir ma réflexion sur les raisons de ma façon de manger compulsive. Peut-être pourrai-je travailler dessus lors de ma prochaine séance de thérapie.

Ma soeur m’a appelée longuement l’autre soir, en pleurs à cause de la dégradation de sa relation avec notre mère. Etrange d’entendre son son de cloche à elle. J’espère lui avoir été d’une certaine aide. J’ai apprécié qu’elle ait eu l’idée de m’appeler pour m’en parler même si moi ce n’est pas chez elle que j’irai chercher de l’aide. Elle m’envie d’avoir « coupé le cordon », ce qu’elle n’a jamais réellement fait. Je me rends compte que j’ai eu de la chance d’avoir pris cet avion, en juin 1988, dans le déchirement.

J’ai eu ma mère au téléphone le lendemain et elle ne m’a pas du tout parlé du problème avec ma soeur. Ca m’a fait bizarre mais je n’ai rien dit pour respecter la confidentialité de mon entretien avec ma soeur. J’ai insisté pour qu’elle se concentre sur elle qu’elle ne s’occupe pas des autres… Je suis certaine que c’est ce qu’elle a de mieux à faire. Je me demande bien pourquoi elle est si intrusive dans la vie de ma soeur (si j’en crois celle-ci) et pas dans la mienne. Ma soeur dit que c’est la distance mais je crois qu’il y a autre chose.  Je ne sais pas.

Pour moi, la baisse de régime concerne uniquement le poids (mais au moins, il ne remonte pas). Je suis assez fatiguée par le manque de sommeil mais  j’ai le moral et cela fait du bien. J’ai confiance dans ma capacité à atteindre mon objectif pondéral. J’ai essayé la wii hier, c’est sympa. J’aimerais être assez fraîche le matin pour me lever tôt et faire des exercices mais ce n’est pas encore le cas.

La perspective de nos vacances 15 jours au soleil me motive. J’ai envie d’un bonheur de carte postale, comme l’autre fois, les bourrelets en moins.

71,2

avril 9, 2009

Depuis le 17 mars, date de début de mon régime, j’ai perdu 5,8 kilos. Je suis super contente. Je me sens plus légère, plus fine, parfois je sens mes abdos ! Je ne suis plus serrée dans les fringues que j’avais achetée en taille 42… Je sens que j’ai une allure plus souple, plus jolie, en somme.  Ça fait du bien.  ce n’est pas encore parfait et j’ai hâte de passer la barre des 70. Lundi ou mardi, peut-être ? Ce week-end ne devrait pas être trop dur côté tentations, même si c’est Pâques. J’adore pas les chocolats, c’est le seul truc gras et sucré qui ne me tente pas trop.

Sinon, malheureusement, je procrastine encore beaucoup en ce moment. je demande des délais, je rends mon boulot en retard. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai moins de calories à cramer, que j’ai un déséquilibre dans le cerveau d’un truc ou un autre… Pourtant, pour tout ce qui ne concerne pas le boulot (comme ce post), j’assure : j’étudie les possibilités de voiture, les bouquins à acheter ur PM, les trucs intéressants sur EB, la com pour l’association, les mails en retard… Mais bon, ça va encore. Et surtout, merci la chimie, ça ne m’affecte pas tellement. Cooooool

72,6, à J+8

mars 26, 2009

Je suis trop contente. Moins 5 kilos en 8 jours ! Sans faim, sans fatigue, sans trop de frustration… C’est le pied. Je me sens plus légère, plus fine. Ca me fait un bien fou. Je continuerais bien comme ça ! Les féculents ne me manquent pas trop. Mon carré de chocolat du soir me fait du bien, mon pain du matin me fait tenir un bon moment, je diminue les portions de légumes petit à petit pour que mon estomac rétrécisse au fur et à mesure (enfin qu’il retrouve une taille normale, je pourrais manger tant !). Je suis ra-vie. A la danse, lundi, je le sentais déjà bien, que j’étais plus fine. Enfin moins épaisse. Je vais être super bien cet été en Espagne !

-3

mars 20, 2009

Bah oui : moins trois kilos depuis mardi. Je suis bien contente, même si seule la balance me renvoie ces progrès, pas le miroir, encore. Je vais demander tout à l’heure à mes fringues. Il faut dire qu’avec ce que je suis autorisée de manger, c’est normal : pas de gras ni de sucre, même lent, faibles quantités. Et encore, j’ai aménagé l’affaire : je me suis autorisé un petit carré de chocolat le soir, le petit morceau de pain avant le cachet mystère est un peu plu gros qu’autorisé… Probablement qu’aucun « aménagement » serait mieux, mais sincèrement, je sais de quoi je suis capable. Et là, je n’étais pas capable : une seule endive cuite, c’était vraiment l’horreur.Etpuis à part le premier jour, je ne souffre pas. J’ai bien envie du fromage que mangent les autres ou des biscuits apéro mais hier, par exemple, ça ne m’a pas trop coûté de renoncer. Je suis encouragée par la balance.

Reste  à  assurer un peu plus côté activité physique. Je voudrais reprendre la gym du matin mais c’est vraiment dur : me lever plus tôt, renoncer à me lover contre mon chéri tout chaud et qui sent si bon, pendant 10 minutes avant de se lever, ce n’est pas encore à ma portée. J’essaie de m’y mettre lundi. Et ce midi, je reprends l’aquagym.