Baisse de régime, moral en hausse
mai 28, 2009
Ma perte de poids s’est beaucoup ralentie. Vacances en Chartreuse avec difficultés d’approvisionnement et envie de se faire plaisir, de se récompenser des efforts accomplis… J’en suis à 71.9. Important, les 100g en moins que 72. Je ne me leurre pas : devant mon armoire le matin, il y a toujours tout un lot de fringues pas encore à ma taille… Mais il paraît que j’ai “une bonne forme”, comme ça, alors c’est difficile de tenir, d’insister.
Le livre de Zermati m’encourage et me décourage à la fois. Il me fait approfondir ma réflexion sur les raisons de ma façon de manger compulsive. Peut-être pourrai-je travailler dessus lors de ma prochaine séance de thérapie.
Ma soeur m’a appelée longuement l’autre soir, en pleurs à cause de la dégradation de sa relation avec notre mère. Etrange d’entendre son son de cloche à elle. J’espère lui avoir été d’une certaine aide. J’ai apprécié qu’elle ait eu l’idée de m’appeler pour m’en parler même si moi ce n’est pas chez elle que j’irai chercher de l’aide. Elle m’envie d’avoir “coupé le cordon”, ce qu’elle n’a jamais réellement fait. Je me rends compte que j’ai eu de la chance d’avoir pris cet avion, en juin 1988, dans le déchirement.
J’ai eu ma mère au téléphone le lendemain et elle ne m’a pas du tout parlé du problème avec ma soeur. Ca m’a fait bizarre mais je n’ai rien dit pour respecter la confidentialité de mon entretien avec ma soeur. J’ai insisté pour qu’elle se concentre sur elle qu’elle ne s’occupe pas des autres… Je suis certaine que c’est ce qu’elle a de mieux à faire. Je me demande bien pourquoi elle est si intrusive dans la vie de ma soeur (si j’en crois celle-ci) et pas dans la mienne. Ma soeur dit que c’est la distance mais je crois qu’il y a autre chose. Je ne sais pas.
Pour moi, la baisse de régime concerne uniquement le poids (mais au moins, il ne remonte pas). Je suis assez fatiguée par le manque de sommeil mais j’ai le moral et cela fait du bien. J’ai confiance dans ma capacité à atteindre mon objectif pondéral. J’ai essayé la wii hier, c’est sympa. J’aimerais être assez fraîche le matin pour me lever tôt et faire des exercices mais ce n’est pas encore le cas.
La perspective de nos vacances 15 jours au soleil me motive. J’ai envie d’un bonheur de carte postale, comme l’autre fois, les bourrelets en moins.
71,2
avril 9, 2009
Depuis le 17 mars, date de début de mon régime, j’ai perdu 5,8 kilos. Je suis super contente. Je me sens plus légère, plus fine, parfois je sens mes abdos ! Je ne suis plus serrée dans les fringues que j’avais achetée en taille 42… Je sens que j’ai une allure plus souple, plus jolie, en somme. Ça fait du bien. ce n’est pas encore parfait et j’ai hâte de passer la barre des 70. Lundi ou mardi, peut-être ? Ce week-end ne devrait pas être trop dur côté tentations, même si c’est Pâques. J’adore pas les chocolats, c’est le seul truc gras et sucré qui ne me tente pas trop.
Sinon, malheureusement, je procrastine encore beaucoup en ce moment. je demande des délais, je rends mon boulot en retard. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai moins de calories à cramer, que j’ai un déséquilibre dans le cerveau d’un truc ou un autre… Pourtant, pour tout ce qui ne concerne pas le boulot (comme ce post), j’assure : j’étudie les possibilités de voiture, les bouquins à acheter ur PM, les trucs intéressants sur EB, la com pour l’association, les mails en retard… Mais bon, ça va encore. Et surtout, merci la chimie, ça ne m’affecte pas tellement. Cooooool
72,6, à J+8
mars 26, 2009
Je suis trop contente. Moins 5 kilos en 8 jours ! Sans faim, sans fatigue, sans trop de frustration… C’est le pied. Je me sens plus légère, plus fine. Ca me fait un bien fou. Je continuerais bien comme ça ! Les féculents ne me manquent pas trop. Mon carré de chocolat du soir me fait du bien, mon pain du matin me fait tenir un bon moment, je diminue les portions de légumes petit à petit pour que mon estomac rétrécisse au fur et à mesure (enfin qu’il retrouve une taille normale, je pourrais manger tant !). Je suis ra-vie. A la danse, lundi, je le sentais déjà bien, que j’étais plus fine. Enfin moins épaisse. Je vais être super bien cet été en Espagne !
-3
mars 20, 2009
Bah oui : moins trois kilos depuis mardi. Je suis bien contente, même si seule la balance me renvoie ces progrès, pas le miroir, encore. Je vais demander tout à l’heure à mes fringues. Il faut dire qu’avec ce que je suis autorisée de manger, c’est normal : pas de gras ni de sucre, même lent, faibles quantités. Et encore, j’ai aménagé l’affaire : je me suis autorisé un petit carré de chocolat le soir, le petit morceau de pain avant le cachet mystère est un peu plu gros qu’autorisé… Probablement qu’aucun “aménagement” serait mieux, mais sincèrement, je sais de quoi je suis capable. Et là, je n’étais pas capable : une seule endive cuite, c’était vraiment l’horreur.Etpuis à part le premier jour, je ne souffre pas. J’ai bien envie du fromage que mangent les autres ou des biscuits apéro mais hier, par exemple, ça ne m’a pas trop coûté de renoncer. Je suis encouragée par la balance.
Reste à assurer un peu plus côté activité physique. Je voudrais reprendre la gym du matin mais c’est vraiment dur : me lever plus tôt, renoncer à me lover contre mon chéri tout chaud et qui sent si bon, pendant 10 minutes avant de se lever, ce n’est pas encore à ma portée. J’essaie de m’y mettre lundi. Et ce midi, je reprends l’aquagym.
Régime, day 1
mars 17, 2009
Voilà, c’est le jour J.
Sur la balance du médecin, l’autre vendredi : 78. Moi j’avais vu 77 mais elle était à ma gauche donc elle voyait l’aiguille plus à droite qu’elle ne l’était en réalité. Je la soupçonne ne faire ça exprès pour ajouter un kilo à la perte de poids constatée la fois d’après et s’extasier en conséquence. Pour m’encourager. Mais je ne suis pas dupe. Sinon, je ne fais plus” que” 1.66 m. J’ai perdu deux centimètres. Quelqu’un peut dire où ils sont passés? Je n’ai “que” de tout petits 38 ans !!
Bon. Donc j’ai commencé ce matin. Deux tranches de pain sans rien et un petit fromage blanc sans rien non plus. Demain, j’ajouterai de la cannelle ou de la cardamome.En tout cas, à l’heure qu’il est, 10h45, j’ai faim. Quelque part, c’est con, j’en suis presque contente car comme je suis dans un truc hyper encadré, je sais que je n’ai droit à aucune échappatoire. Non cocotte, tu n’auras pas de gras ni de sucre, qu’il soit lent ou gras. Je vais voir si je ne peux pas prendre du son. Ya rien, là dedans, que des fibres, non?
J’ai commencé le traitement de malade qu’elle m’a donné. Des trucs à prendre quasi toutes les heures. Là aussi, je vois l’idée : ça occupe. La potion du matin et de l’aprème, mélange de teintures-mères, est dégueu. Et je n’ai pas encore testé les gélules d’huile de poisson du midi et du soir… Ça promet.
En plus des omega 3 et 6, voici une MAGNIFIQUE dose de sérotonine :
Trop moi
novembre 24, 2008
J’ai faim. Il est 11h39. Mais je ne mangerai pas. Je crée ce document pour conjurer mon envie de manger. Je vais décortiquer ce qui se passe en moi quand je voudrais manger pour éviter de le faire. Je ne sais généralement pas les lire. Je vais peut-être le mettre sur mon blog. Je baille fort, aussi. Comme si mon corps m’envoyais des signaux. Cette fois, je crois que je sais ce qui a déclenché ça : je viens de regarder mon agenda google, sur lequel, depuis un moment, M partage son agenda à lui. Depuis quelques jours, il a tout changé et au lieu de me donner la possibilité de voir les détails des événements qu’il note, je ne visualise plus que sa « disponibilité ». Par exemple, je vois que vendredi, il n’est pas disponible de 17h à 18h sur son agenda perso. Nos amis viennent dîner, il faut aller chercher E et un autre enfant à l’Opéra, j’aurais A avec moi, je dois finir mon boulot… Et je ne sais pas ce qu’il fait. Ca a créé une frustration en moi quand j’ai regardé l’agenda tout à l’heure. Je ne m’en suis pas tout de suite rendu compte, je suis passée à une autre fenêtre de firefox et puis je me suis sentie un peu mal et j’ai cherché à comprendre pourquoi et j’ai retrouvé cette frustration ressentie à la vision de l’agenda. C’est le signe d’une nouvelle distance entre nous, qui me déplait, à moi qui aurait tendance à e complaire dans la fusion. Ma névrose me fait interpréter cette modification comme sa volonté de me mettre à l’écart de sa vie privée. Il cherche à me décoller. Je proteste intérieurement contre le procédé mais le sens du geste est probablement bon pour nous. Comme l’idée qu’il m’a exposée vendredi selon laquelle il vaut sortir sans moi un soir par semaine. Moi aussi je passe un soir par semaine sans lui, pour prendre mes cours de danse. Mais lui, ça ne le prive de rien. Là, il voudrait, par exemple, aller au cinéma, c’est à-dire faire seul ce qu’on pourrait faire ensemble mais qu’on ne fait pas. Et ça, ça me rend triste. Encore de la distance. En plus, ça ne me dérangerait pas du tout qu’il prenne une soirée par semaine pour faire une activité à lui, qui ne me prive de rien, comme un sport à lui, une activité perso (il en pratiquait une l’année dernière). Mais un truc qu’on pourrait faire à deux, ça me rend super triste. Et je passe sur le fait qu’il me trouve trop présente à la maison et qu’il me propose de prendre un bureau à l’extérieur pour être plus souvent seul à la maison.
Trop si, trop ça, trop là, trop moi…
Paralysée
novembre 12, 2008
Il faudrait peut-être que je mette tout entre parenthèses le temps que l’antidépresseur fasse son effet. Si effectivement ça peut aggraver la souffrance avant de faire vraiment effet.
Photo
novembre 12, 2008
Je viens de repenser à l’album de ma première grossesse. Il avait pris plein de photos de moi, très tendres, amoureuses. Et là, mon corps de déchire en deux. Je hurlerais à en mourir si j’étais seule. C’est trop dur. Je veux mourir. Je veux disparaître de la surface de la terre. Il y a des photos où il me regarde amoureux. Ce n’est pas possible qu’on soit à la fin. Ce n’est pas possible, ce n’est pas possible. Mon corps est parcouru de frisson d’épouvante. je vais vomir, crever.
Abysse
novembre 12, 2008
Sa gentillesse des derniers jours m’avait fait croire à un regain d’intérêt. Comment pouvait-il m’aimer moins et être gentil comme il l’était? Je perdais encore plus mes repères, paradoxalement. Je lui ai demandé hier soir d’être clair avec moi. Il dit qu’il manque du socle d’amour qui pourrait lui faire supporter les côtés négatifs de la vie avec moi. Donc il m’aime encore parfois mais plus assez. Plus assez pour quoi? Pour vivre avec moi? Il ne le dit. Ou n’ose pas le dire? Je suis fracassée. Je ne sais pas comment je vais réussir à traverser cette journée ni celle d’après ni les autres. L’antidépresseur ne fait probablement pas encore effet. Une chose me fait atrocement souffrir : j’aurais besoin que quelqu’un me prenne dans ses bras, lui. Et la certitude que cela n’arrivera plus jamais, qu’il n’aura plus cette bienveillance à mon égard me fait exploser. J’imagine aussi le moment où on dira aux enfants qu’on se sépare. Je ne vais pas pouvoir supporter leur réaction, ça, ça ne va pas être possible. En plus, ça me poursuivra toute ma vie, je ne pourrai pas vivre avec cette peine et avec ses souvenirs dans la tête.
Mon regard tombe sur les choses et à chaque fois je me dis : est-ce que c’est moi qui aurai ci ou ça? Imaginer qu’on va se « partager » les choses me renverse, me bouleverse. Et puis je pense au côté matériel : aux choix que j’ai faits, à ceux que je n’ai pas faits. Au boulot que j’ai laissé tomber, aux piges que je voulais arrêter. C’est peut-être pour ça qu’il n’a pas encore passé le pas et prononcé les paroles fatidiques. J’ai mis quand même pas mal de choses de côté pour nous simplifier la vie. Une pub à la radio sur la retraite. Quelle retraite? Je vais me retrouver sans rien ou presque. Je me suis oubliée… Je pense à ces témoignages de personnes dont la vie a basculé après une maladie, un divorce, un licenciement, la conscience que ça pouvait être moi n’était qu’à la surface. Cette fois, je sens que ça peut être moi.
C’est horrible : le sentiment que j’ai longtemps eu de ne pas mériter ma vie et que tout allait se retourner va se réaliser. Ca y est, la vie va se venger sur moi. Mon heure de payer est venue. Payer mes défauts, mes « succès » immérités, ma « chance », payer une deuxième fois mes souffrances passées. Double, triple quadruple peine.
Comment vit-il les choses, lui? Il voulait dormir, lui, hier soir. Il disait que ce n’était pas le moment. Ce n’est jamais le moment. On a passé toute la journée ensemble sans jamais se parler vraiment. J’ai passé une journée affreuse, j’ai beaucoup soupiré, involontairement mais profondément, ça explosait à l’intérieur, j’ai réprimé les éruptions. Il dit qu’il faudrait prévoir un moment. Je nous vois assis dans un café ou un restaurant et lui en train de me dire qu’on ne peut plus continuer ensemble. Mauvais film.
Un film que je peux arrêter, si je veux. J’y pense beaucoup. Je n’ai pas les outils, les armes pour traverser une épreuve pareille, pour renoncer à la tendresse, pour admettre que je ne suis pas « aimable ». Je ne suis pas équipée. Mes défenses sont de papier.
Il est derrière la porte de la salle de bain, tout près de moi et à des milliers de kilomètres. Je sens quelque chose de magnétique entre nous.
Je pense à tout ce que nous avons vécu ensemble, réalisé et fait, tous les formidables moments passés, qui n’auraient pu exister avec personne d’autre. Il n’y a pas si longtemps encore. C’est insupportable. Il dit que ça fait plusieurs mois qu’il est dans cet état d’esprit. Je ne l’ai pas vu venir.
Il va ressortir de la salle de bain après s’être mis du parfum et je vais chavirer.
Ma fille me parle. Je pense à la peine que nous allons lui infliger. A elle et à son frère.
Il vient de sortir de la salle de bain. Il m’a embrassée car il part. Il est resté un moment les mains sur mes épaules. J’ai cru mourir de douleur. Qui pourrait me secourir, me prendre dans ses bras, me rassurer? Je ressens une très profonde solitude, une solitude essentielle, qui me déchire, me coupe en deux.
Je pourrais rester toute la journée à écrire ainsi, ça m’apaiserait un peu. Mais les filles sont là et je dois travailler un peu, je n’ai plus que ça à quoi me raccrocher.
Lui, je crois qu’il n’est pas heureux mais sans plus. Finalement, peut-être est-il hermétique aux sentiments positifs comme aux négatifs. Il ne vit rien de bien excitant émotionnellement, ni dans le registre agréable ni dans le registre désagréable… Et puis, comble de l’horreur, il va (ou il a) rencontrer quelqu’un, lui faire l’amour. Sanglot irrépressible. Les files, la mienne et sa copine, n’ont pas remarqué. Décidément, toutes les facettes de cette situation sont insupportables, au sens propre. C’est au-delà de mes forces.
Imaginer…
novembre 7, 2008
…juste un instant le “partage” des choses, de “nos” affaires… Je préfèrerais être morte. Tout laisser. Finir clocharde comme je l’ai toujours craint. Non, je me tuerai avant. Je partirai très loin, en Amérique du sud, en Papouasie, je me tuerai proprement. En le monde m’oubliera gentiment.